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FRANCE BLEUFRANCE 3

Entraînement

Tout sportif a besoin d’un entraînement bien conçu pour atteindre le niveau de performance que demande la compétition. Le chien de traîneau n’échappe pas à cette règle.

Des programmes réguliers et diversifiés

C’est ainsi que progressivement, l’entraînement de ces chiens est passé de simples courses quotidiennes visant à « accumuler des kilomètres », à de véritables programmes d’entraînement structurés, adaptés aux différentes courses auxquelles l’attelage doit participer.
Des méthodes classiquement utilisées chez l’athlète humain (fond, intervalle-training, récupération active ou passive,…) ont été transposées chez les chiens, leur permettant d’améliorer leurs qualités d’endurance, de vitesse ou de résistance en fonction de l’objectif de compétition (courses de sprint, moyenne distance, longue distance, courses à étapes).

Ces programmes sont maintenant mis en œuvre pratiquement toute l’année, au plus grand bonheur des chiens qui ainsi ne se morfondent plus durant des mois au fond de leur chenil, grâce en particulier au développement de matériels d’entraînement très sophistiqués.

Quand les chiens font travailler les maîtres

Il est difficile d’imaginer le travail que représente l’entraînement d’un attelage de course.

Prenons comme exemple la Grande Odyssée.
L’entraînement commence à la fin du mois de juillet. Il s’agit alors de courses courtes (2 à 3 kilomètres), la nuit ou très tôt le matin afin d’éviter la chaleur de l’été (même en Alaska il fait chaud en été). Progressivement, chaque semaine, le kilométrage va augmenter, jusqu’à 40 à 60 kilomètres par jour en décembre. Entre temps, des séances spécifiques de travail de vitesse, de récupération, de montée, de descente, auront été réalisées

Pour le musher, ce sont plusieurs heures par jour sur le kart, puis le traîneau, avec ses chiens. La plupart du temps, il doit entraîner deux fois plus de chiens qu’il n’en prendra dans son attelage de course. Il ne choisira les meilleurs que quelques jours avant la course!
Les meilleurs mushers mettent même en place, avec leur vétérinaire, un véritable suivi médico-sportif de leurs chiens, c’est ainsi qu’est née la médecine sportive canine!