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L’effort produit durant la course n’est pas le seul à fournir. En amont, la préparation peut se révéler longue et ardue

Programmer une course

Quel que soit son niveau, un musher ne décide jamais au dernier moment de participer à une course. Il élabore en effet son programme de compétitions un an, voire deux, à l’avance.

Une préparation qui ne laisse rien au hasard

En effet, prendre part à une course nécessite :

  • de disposer de tous les renseignements la concernant (tracé, dénivelés, longueur des étapes, moyens d’accès, températures moyennes, …)
  • de sélectionner les chiens (car, à 8 ou 9 ans, un chien de traîneau prend sa retraite et doit céder sa place à un jeune)
  • de concevoir le programme d’entraînement, et d’en planifier les séances
  • pour ceux qui exercent un métier (et ils sont les plus nombreux), de demander des vacances à l’employeur pour la période en cause
  • de chercher des « sponsors », ces fameux soutiens sans lesquels un musher ne peut parvenir à préparer un attelage (à la différence de la voile ou de l’équitation, on n’en est pas encore à donner le nom du sponsor aux chiens, heureusement!)
  • de préparer le nécessaire voyage, en camion ou par avion selon la destination


Un travail quotidien qu’on ne peut négliger

Tout ceci représente une masse énorme de travail, qui s’ajoute à l’entretien quotidien des chiens (ils mangent, boivent, font leurs besoins, et doivent courir chaque jour).

On considère que pour bien préparer un attelage à une grande compétition comme la Grande Odyssée, qui se court avec 14 chiens, il faut en entretenir trois fois plus, ce qui représente déjà plus de 40 chiens : ceux qui sont entraînés, les retraités, et tous les jeunes avec lesquels il faut jouer sans cesse pour bien les habituer à l’homme.
La plupart des mushers sont également éleveurs, ce qui leur impose de gérer la reproduction de leur chenil, mais aussi d’être là lorsque les chiennes mettent bas leurs petits. Il en résulte la nécessité d’avoir un chenil de grande taille, bien entretenu, dans lequel chaque chien se sente aussi bien que possible.

Mais une course, si importante soit elle, ne constitue pas une saison entière. C’est pourquoi le musher, en fonction de ses moyens et de la qualité de son attelage, va en fait établir un programme de courses qui couvre toute la période hivernale.
Lorsqu’il participe à des compétitions de longue distance, son objectif sera souvent de faire 3 courses, en janvier, février, et mars. Ses chiens pourront ainsi se reposer environ une semaine après chaque course.


Prévoir les inconvénients des longs voyages

Les voyages lointains constituent la principale difficulté d’organisation. Pour un musher alaskan, venir courir en Europe est une horreur! Car il n’existe aucun avion venant directement d’Anchorage ou de Fairbanks vers une quelconque ville d’Europe.
Il faut donc envisager un voyage d’environ 24 heures. Les chiens vont changer deux ou trois fois de vols. Il faut obtenir les autorisations de pouvoir s’en occuper à chaque escale. Il faut longuement discuter avec les compagnies aériennes car certaines n’apprécient pas de transporter tant de chiens.

Un long et difficile travail qui nécessite aussi de bien connaître les réglementations des différents pays. On le voit, programmer une course n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Et derrière tous ces magnifiques attelages se trouvent une masse de choses que le public n’imagine pas forcément.

Le matériel de course

Traîneau, patins, harnais
Le traîneau, tout d’abord, qui devient de plus en plus léger et de plus en plus performant. Fini les traîneaux en bois des Esquimaux et des Indiens, trop lourds et trop longs. À la recherche de traîneaux à la fois légers, déformables et résistants, les mushers disposent maintenant d’un matériel « high-tech » ! Fibre de carbone et kevlar ont fait leur apparition. On a même vu le Français Nicolas Vanier prendre le départ de la Yukon Quest avec un traîneau conçu et fabriqué pour lui par, Renault Formule 1!

Les patins, qui assurent une bonne glisse, ont eux aussi évolué. Ils peuvent, comme des skis, se farter ; plus modernes encore sont les patins interchangeables, montés sur de petits rails, que le musher choisit en fonction de l’état de la neige.

Les harnais des chiens, à l’origine en cuir, sont aujourd’hui faits de matériaux synthétiques, afin de réduire les frottements sur la peau du chien. Ils sont adaptés à la taille de chaque chien, et font l’objet de véritables recherches scientifiques de la part de certains vétérinaires. Un harnais bien conçu permet de mieux répartir la force de traction exercée par la ligne de trait, et ainsi de bien protéger les articulations du chien, en particulier ses épaules et ses hanches.

Lignes de trait et colliers n’ont pas échappé aux évolutions, toujours faites pour mieux protéger les chiens des accidents toujours possibles. En cas d’emmêlement entre plusieurs chiens, les colliers se détachent automatiquement afin que les chiens ne risquent pas de s’étrangler. Les lignes de trait sont dotées de systèmes amortisseurs qui annulent les à-coups dans la force de traction de l’ensemble de l’attelage; grâce à eux, les muscles du dos et des épaules se trouvent bien protégés.

Tout est essentiel
À tout cela s’ajoutent :

  • les sacs mis sur le traîneau afin de transporter les chiens fatigués, conçus pour bien « respirer » tout en stoppant le vent afin que le ou les chiens transportés ne souffrent ni du chaud (leur ennemi), ni du froid
  • les « ancres à neige », qui permettent de ralentir l’attelage lorsque le musher veut s’arrêter, puis servent comme une sorte de frein à main une fois l’équipe stoppée ; ils sont maintenant faits de matériaux composites légers et plus résistants que l’acier
  • les manteaux, que l’on peut mettre à chaque chien lors des arrêts, afin qu’ils ne souffrent pas du froid après leur effort important, mais qui sont également utiles lorsque souffle le blizzard en Alaska. Ils sont souvent confectionnés avec les mêmes matériaux que les couvertures de survie, et de plus en plus de mushers les utilisent
  • et puis, bien sûr, les camions qui servent à transporter les chiens de course en course, et qui sont de plus en plus sophistiqués afin de garantir à chaque chien qui voyage un confort toujours plus complet.

Au total, tous ces éléments constituent pour chaque musher un investissement important, car tous sont très coûteux. Ils sont le fruit de véritables recherches, certaines techniques étant empruntées à l’aéronautique! Mais il est remarquable de constater que tout ceci se fait au profit du chien, de sa santé, de son confort.